09 mai 2008
Magazine
Je suis allé chercher hier
Un client cassé, démoli,
Qu'on avait trouvé ventr'à terre
A côté de son " science et vie ".
Et moi, j'y repenss' au comptoir,
A ce client sur son brancard.
L'image encore se rembobine
Au lieu de " Houblon Magazine "
Je feuillett', c'est pour ma carrière,
L'hebdomadaire " La mise en bière ".
Parfois revient ce soir d'hiver
Unn' client' sur son Marie-Claire
Qui avait tué sa déconv'nue
Face à un lecteur de têtu.
Et au volant du corbillard,
Regard de lapin dans les phares,
Je repens'à ses ballerines
L'image, encore, se rembobine,
J'oublie Bibine hebdomadaire
Pour la revue des sols calcaires.
Je suis bien loin des cas d'école
Lecteurs de la France Agricole
J'ai un pinc'ment recto-verso
Pour les anciens Charlie Hebdo
Je crois'les doigts pour pas connaître
De clients fan de pif gadget
Et moi j'y repense au comptoir
A ces clients, sur leurs brancards,
L'image, encore, se rembobine,
S'insinue en scie égoïne
Je ne rêvais qu'être un bipède,
Simple lecteur de Télé Z,
Mais jusqu'à ma fin de carrière,
J'aurais droit à l'hebdomadaire
De leur retour à la poussière.
(Et qu'est-ce qu'on ferait pas pour un ver...)
Stroh - 07/05/08 - Déclamé au bar Le L'art Scène, Nantes.
28 avril 2008
Ou quelque chose comme ça
Je
brûle, Tu me consumes, J’ai sous la peau des bouts de plumes qui
vibrillonnent et me démangent // Et je
calanche // Et toi tu jongles,
Et viens donc enfoncer // …tes ongles.
… ou quelque chose
comme ça…
Alors, il a dit …
…oui ?
…ou alors à peu près.
Alors
tu vibres ? Et je palpite Et je
cogite à tour de bras J’ai
hâte et je me précipite Je voudrais tant que tu m’invites
Je
voudrais admirer // …ton
gite.
… Approximativement.
…m’oui !...
…quelque chose dans les environs.
Oh, je
n’ai plus aucun complexe, Tu es le seul dans mon cortex, et Circonflexes sont mes yeux, Pas un, les deux en arabesque, Donne-moi ta rue, et ton cedex, Donne moi l’adresse de ton duplex,
Je veux
grimper sur // …ton solex.
…enfin, presque.
Je
crois avoir saisi l’enjeu global de la question
Et Cupidon a un fusil je n’ai pas de gilet pare-balle
En
général ses balles me fuient c’est à pleurer comme un oignon
Mais
aujourd’hui, comme une mouche sur un
néon, son arsenal
M’a mis
à mal, m’a ébloui, m’a étourdi et pour de bon,
Pourquoi
dire non c’est un grand oui pour t’installer dans mon local
Pour te
délacer les sandales pour un
plongeon canapé-lit
Un midi-minuit polisson Discuter à
l’horizontale
…ou quelque chose approchant.
Oh ! Grossier personnage !
Mais elle riait.
Alors, ils sont partis par là-bas.
(Déclamé le 24 avril 2008 au Grand Café, Poitiers)
02 avril 2008
Photopoème #4
31 mars 2008
Photopoème #3
28 mars 2008
Photopoème #2
27 mars 2008
Photopoème #1
15 mars 2008
En voiture, Simone
En
voiture, Simone.
C’est
toi qui conduis, c’est moi qui klaxonne,
Jusqu’à
Narbonne, au Grand Canyon
T’as
qu’à t’faire nonne si tu stationnes.
Et puis, on reviendra. Les doigts dans l’nez, René.
Te
fais pas d’bile, Cécile,
J’te
laisserai pas au domicile
On
ira jusqu’à la presqu’île,
Califourchon
sur un missile !
Sauve-toi
Lola, Au Sahara,
Osez,
Joséphine,
Fonce,
Alphonse et adieu Berthe,
Les
doigts dans l’nez, René,
Avec
vos carrés plastifiés,
Nos
identités imprimées.
De
la bas vers ici
Faudrait
pas que faillir.
Notamment,
Armand…
Fend
les airs, Kader
Accroche-toi,
Nassira,
Déclamé le 08 mars 2008 en Slam-session au Grand Café, Poitiers. Texte inspiré par l'ouvrage de Marie Treps Allons-y, Alonzo



