Georges-André Stroh

Bienvenue chez Georges-André Stroh, poèmes et textes courts, slams et performances, gros et détail.

09 mai 2008

Magazine

Je suis allé chercher hier
Un client cassé, démoli,
Qu'on avait trouvé ventr'à terre
A côté de son " science et vie ".

Et moi, j'y repenss' au comptoir,
A ce client sur son brancard.
L'image encore se rembobine
Au lieu de " Houblon Magazine "
Je feuillett', c'est pour ma carrière,
L'hebdomadaire " La mise en bière ".

Parfois revient ce soir d'hiver
Unn' client' sur son Marie-Claire
Qui avait tué sa déconv'nue
Face à un lecteur de têtu.

Et au volant du corbillard,
Regard de lapin dans les phares,
Je repens'à ses ballerines
L'image, encore, se rembobine,
J'oublie Bibine hebdomadaire
Pour la revue des sols calcaires.

Je suis bien loin des cas d'école
Lecteurs de la France Agricole
J'ai un pinc'ment recto-verso
Pour les anciens Charlie Hebdo
Je crois'les doigts pour pas connaître
De clients fan de pif gadget

Et moi j'y repense au comptoir
A ces clients, sur leurs brancards,
L'image, encore, se rembobine,
S'insinue en scie égoïne
Je ne rêvais qu'être un bipède,
Simple lecteur de Télé Z,
Mais jusqu'à ma fin de carrière,
J'aurais droit à l'hebdomadaire
De leur retour à la poussière.

(Et qu'est-ce qu'on ferait pas pour un ver...)
Stroh - 07/05/08 - Déclamé au bar Le L'art Scène, Nantes.

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28 avril 2008

Ou quelque chose comme ça

Alors, elle a dit ...
Je brûle, Tu me consumes, J’ai sous la peau des bouts de plumes qui vibrillonnent et me démangent // Et je calanche // Et toi tu jongles,
Et viens donc enfoncer // …tes ongles.
… ou quelque chose comme ça…

Alors, il a dit …
…oui ?
…ou alors à peu près.

Alors, elle a dit …
 Alors tu vibres ? Et je palpite Et je cogite à tour de bras J’ai hâte et je me précipite  Je voudrais tant que tu m’invites
   
Je voudrais admirer // …ton gite.
… Approximativement.

Alors, il a dit …
 
…m’oui !...
…quelque chose dans les environs.

Alors, elle a dit …
 
Oh, je n’ai plus aucun complexe, Tu es le seul dans mon cortex, et Circonflexes sont mes yeux, Pas un, les deux en arabesque, Donne-moi ta rue, et ton cedex, Donne moi l’adresse de ton duplex,
Je veux grimper sur // …ton solex.
…enfin, presque.

Alors, il a dit …
Je crois avoir saisi l’enjeu global de la question
   
Et Cupidon a un fusil je n’ai pas de gilet pare-balle
   
En général ses balles me fuient c’est à pleurer comme un oignon
 
Mais aujourd’hui, comme une mouche sur un néon, son arsenal
 
M’a mis à mal, m’a ébloui, m’a étourdi et pour de bon,
 
Pourquoi dire non c’est un grand oui pour t’installer dans mon local
Pour te délacer les sandales pour un plongeon canapé-lit
Un midi-minuit polisson Discuter à l’horizontale
…ou quelque chose approchant.

Alors, elle a dit …
Oh ! Grossier personnage !
Mais elle riait.

Alors, ils sont partis par là-bas.

(Déclamé le 24 avril 2008 au Grand Café, Poitiers)

 

 

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02 avril 2008

Photopoème #4

Stroh_4_compact

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31 mars 2008

Photopoème #3

Stroh_3

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28 mars 2008

Photopoème #2

Stroh_2

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27 mars 2008

Photopoème #1

Stroh_1

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15 mars 2008

En voiture, Simone

En voiture, Simone.
C’est toi qui conduis, c’est moi qui klaxonne,
Jusqu’à Narbonne, au Grand Canyon
T’as qu’à t’faire nonne si tu stationnes.

Et puis, on reviendra. Les doigts dans l’nez, René.

Te fais pas d’bile, Cécile,
J’te laisserai pas au domicile
On ira jusqu’à la presqu’île,
Califourchon sur un missile !

Et puis, on reviendra. Les doigts dans l’nez, René.

Chauffe, Marcel, jusqu’au Sahel,
Sauve-toi Lola, Au Sahara,
Osez, Joséphine,
Fonce, Alphonse et adieu Berthe,

Vous reviendrez.
Les doigts dans l’nez, René,
Avec vos carrés plastifiés,
Nos identités imprimées.

Tu parles, Charles.

Cueillir le zéphyr,
De la bas vers ici
Faudrait pas que faillir.
Notamment, Armand…

Joue des coudes, Mouloud,
Fend les airs, Kader
Accroche-toi, Nassira,

Pour tout ça et pour le reste,

Etonne-moi, Nicolas.

Déclamé le 08 mars 2008 en Slam-session au Grand Café, Poitiers. Texte inspiré par l'ouvrage de Marie Treps Allons-y, Alonzo

 

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